L’édito de 2010 : Chaud devant !
Avant Propos
A l'occasion de cette nouvelle année, je me devais d'écrire un article un peu "spécial".
Tout d'abord, laissez moi vous expliquer comment m'est venue l'idée de cet article, il y a plusieurs semaines, j'ai eu la chance de rencontrer le groupe Vivre-libre, groupe de la Fédération Anarchiste.
J'ai ainsi eu le plaisir d'échanger avec eux mes opinions autour d'une bonne bière.
Fabien fait partie du groupe Vivre-libre, nous avons rapidement sympathisé et je lui ai proposé de coécrire un article avec moi, proposition qu'il a tout de suite accepté (et gratuitement bien sur
).
N'ayant pas trouvé un sujet plus important que les autres, nous avons finalement décidé de faire un peu plus qu'un article, il s'agit donc d'un édito pour 2010, une sorte de résumé de ce qui n'allait pas en 2009, et qui n'ira certainement pas mieux en cette nouvelle année.
Fabien est en train d'écrire un livre (vous serez évidement informés lorsque le livre sera publié), qui vous permettra d’approfondir les diverses réflexions de cet édito, et bien d’autres encore.
Pour ceux qui voudraient contacter Fabien, notamment pour être tenu informés de l’évolution de l’écriture du livre et de sa parution, voici son adresse mail : FAVL691(at)gmx.fr.
N'hésitez surtout pas a poster vos réactions dans la partie commentaires, bonne lecture !
"Il n'y a rien, absolument rien dans l'État, du haut de la hiérarchie jusqu'en bas, qui ne soit abus de réformer, parasitisme à supprimer, instrument de tyrannie à détruire... Quiconque met la main sur moi pour me gouverner est un usurpateur et un tyran". Pierre-Joseph Proudhon.
Depuis la naissance, nous sommes conditionnés pour respecter l'ordre et la hiérarchie en place, qu'elle soit légitime ou non, d'abord celle des parents, ensuite celle des professeurs, puis celle du patron, du juge, du policier, du gouvernement et du président.
Ce moule dans lequel nous avons été élevés, dans lequel notre cerveau a été formaté, est prévu pour que les citoyens respectent toujours l'ordre établi, sans le contester, ni tenter de le renverser, sous peine d'être placés dans des institutions destinées à les remodeler, tels que les prisons qui en réalité ne font qu'empirer les choses.
Les médias sont là pour distribuer la dose de rappel quotidienne de propagande, qui permet à la population de continuer à consommer sans penser à la légitimité du pouvoir qui les gouverne.
Ce système s'appelle démocratie, un mirage pour tous ceux qui croient encore que voter leur apportera la liberté, une supercherie pour les autres.
Car le droit de vote, le fameux "devoir citoyen" est bel et bien un leurre, de nombreux jeunes l'ont d'ailleurs parfaitement compris, car si certains s'abstiennent par désintéressement, d'autres estiment que l'abstention est le seul et unique "geste citoyen".
Cela ne veut pas dire que les personnes qui votent sont des moutons, du moins pas toutes, il est parfaitement compréhensible de voir les gens voter pour le candidat qui se rapproche le plus de leurs idées, mais pour quel candidat peut-on voter, quel bulletin doit-on déposer dans l'urne, lorsque notre seul souhait est de sortir d'un système qui n'apporte que l'injustice sociale et nous prive de nos libertés !
C'est pourquoi l'abstention nous paraît légitime, car même si elle n'empêchera jamais quelqu'un comme Nicolas Sarkozy d'être élu président de la république, elle permet d'exprimer le mépris que nous avons pour ces personnes soi-disant "démocrates", car qu'ils soient de droite ou de gauche, ils n'ont qu'un seul but : gouverner et imposer leur domination sur un pays dont le bonheur et la condition de vie des citoyens ne les intéressent pas plus que leur premier mensonge.
Heureusement, il y a toujours eu des personnalités pour se rebeller face à la soif de pouvoir de ceux qui les gouvernent, depuis Diogène le Cynique, à qui Alexandre le Grand demanda ce qu'il désirait, et qui répondit "Ôtes-toi de mon soleil", jusqu'aux incendies en banlieues de 2003, à l'époque ou Nicolas Sarkozy était encore ministre de l'intérieur.
Alexandre le Grand et Nicolas le Petit, deux hommes ayant le même désir de pouvoir et de domination, des hommes qui trouveront toujours sur leur route des "racailles de banlieue" ou des "terroristes anarcho-autonomes", car si l'anarchie se résume par l'ordre sans le pouvoir, l'histoire démontre que tant qu'il y aura un quelconque pouvoir, qu'il soit totalitaire ou soi-disant "démocratique", il ne pourra y avoir d'ordre.
Proudhon, Bakounine, et beaucoup d'autres grands penseurs avaient déjà analysé ce fait incontestable : l'ordre et la hiérarchie ne sont qu'injustice et abus.
100 ans plus tard, nous n'avons toujours pas réussi à sortir de ce système injuste et à neutraliser les quelques privilégiés, qui profitent de leur position pour asseoir leur suprématie sur tous les autres.
Pour le moment, nous, les révoltés, continuons a rêver, avançons vers l'utopie, et, concrétisons la théorie à travers nos luttes et nos expérimentations.
Théoriquement parlant, il y a plusieurs façons de s'opposer à cette domination, certains sont prêts à accepter le pouvoir en place du moment qu'ils trouvent leur "havre de paix". D'autres pensent qu'il ne peut y avoir de paix, de liberté, de justice et d'égalité, tant qu'il y aura une hiérarchie.
Refuser cette hiérarchie et les injustices qu'elle entraine pour être enfin libre, c'est être anarchiste.
Vouloir être libre sans renverser le système, c'est être utopiste.
C’est surtout ne pas vraiment comprendre l’hypocrisie de nos gouvernants.
Prenons par exemple les vœux du président du 31 décembre 2009 :
"Nous avons été moins impactés (par la crise) que les autres pays grâce à notre modèle social".
Vraiment ? Pourtant il passe son temps à déglinguer notre système social en privatisant tous les services publics, en y faisant régner la loi de la concurrence et de la rentabilité.
La logique de rentabilité qui est valable pour les entreprises ne peut s’appliquer au social : comment rendre rentable un malade ? un délinquant ? un exclus ? un prisonnier ? ou autres… Tout simplement en supprimant tout ce qui ne l’est pas, en mettant le minimum de moyens à ce qui ne l’est pas encore assez, et en créant un système social pour les riches, seuls à pouvoir demain se payer des soins convenables, etc…
Pour autant, les prisons représentent un sacré "business" pour certaines entreprises (nourriture, main d'œuvre au rabais, etc...), les malades doivent payer des dépassements d’honoraires faramineux. Nous pourrions trouver ainsi beaucoup d’exemples.
Cependant, un grand problème, dont jamais personne ne parle, subsiste. Pire, le coeur du problème n'est pas abordé honnêtement mais sert d'argument politique pour détruire notre modèle social : "trop de subventions = trop de dépenses publics = trop d’impôts et la dette".
Ce schéma réducteur évite de regarder dans la bonne direction. La vrai question c'est : comment sont fixés les prix ?
Dans l’émission "état de santé" diffusée sur la chaine parlementaire "LCP" le 14 janvier 2009, le reporter montrait un médecin qui justifiait ses dépassements d’honoraire par l’augmentation des primes d’assurance mais aussi des charges qui étaient passées de 1300 à 2400 euros en quelques années. Juste après cette interview, le reporter précisait que, hors caméra, le médecin avouait tout de même gagner environ 15 000 euros par mois.
Qu’un médecin gagne correctement sa vie semble normal, mais là je pense qu’il y a de la marge… Et personne ne sait combien gagnent ses confrères.
Les mutuelles augmentent leurs tarifs, tout comme les autres assurances, mais aussi l’électricité, le gaz, le carburant… bref tout augmente. Les salaires, eux, n’augmentent pas, mais bon, ça, on a l’habitude.
Il est d’ailleurs curieux d’observer que ce vol que représente l’inflation, c'est-à-dire la perte de pouvoir d’achat par la hausse des prix, inquiète les gens mais ne les mets pas en colère ! Pourtant, si les prix étaient fixes, ne pouvaient évoluer, mais que nos employeurs baissaient progressivement nos salaires : soyez sûr que nous serions très en colère !
Pourtant le vol est le même ! La perte de pouvoir d’achat similaire !
Mais c’est moins lisible, cela ressemble à une évolution momentanée, temporaire, inéluctable, de la machine économique nationale (voire européenne).
Pourtant il existe des remèdes à ce problème : la refondation du système monétaire (ou sa suppression, encore mieux !), ou, beaucoup plus simple, la ré-indexation des salaires sur les prix.
Cette dernière solution existait jusqu’à ce qu’un soi-disant "socialiste" (Mitterrand) vienne à supprimer cet étalon.
Ceux qui croient encore en notre système économico-politique et ne comprennent pas l’intérêt d’un changement radical du mode d’organisation de nos sociétés pensent que les réformes suffiront, sans voir que toutes (ou presque) vont toujours dans le même sens : il y en a que pour les riches !
Et le fossé continue à se creuser entre les plus riches et les plus pauvres.
Ces derniers étant toujours plus nombreux au fur et à mesure que le temps passe.
"La France, tu l'aimes, ou tu la quitte" est une phrase idiote, car ils suffirait que quelques-uns la quitte pour que tout le monde l'aime.
Mais selon certains privilégiés (à commencer par certains ministres dont je ne citerai pas le nom), si les pauvres sont dans la misère, c'est de leur faute, surtout s'ils ont le malheur de ne pas être blancs.
Alors comment ne pas être révolté lorsque la palme du pire facho de France pourrait être décerné à un membre du gouvernement ?
"Ils disent que si l'Afrique est endettée c'est du à sa mendicité et à son manque de civilité.
Ils disent qu'on est métis quand il s'agit de football, mais des macaques, quand il s'agit de flashball.
Ils disent qu'on est terroriste dès qu'on se venge, qu'on a de la chance de faire la manche en France.
Ils disent tellement de conneries, que je me dis qu'ils ont greffé un œil de verre à Sarkozy. ".
Soprano - Ils disent.
L'année 2010 sera certainement aussi désastreuse que la précédente en terme de xénophobie et de violences policières, voire pire. Le désarroi et la colère des jeunes de banlieue est donc plus que logique, on la sent par exemple dans cette chanson de Soprano : "Ils disent".
Les "racailles" selon Sarkozy, ainsi que les médias qui véhiculent cette image, en ont marre. Marre de toujours devoir sortir avec une pièce d'identité sous peine de finir la nuit au commissariat, marre d'être catalogués comme des terroristes, des faignant ou dealers par une société dirigée par des xénophobes décomplexés par, entre autres, le fameux débat sur "l'identité nationale".
Car ce débat, même s'il a pour principal but de séduire les électeurs du FN avant les régionales, permet également à de nombreux Français d'assumer leur racisme et leur haine, y compris des personnalités politiques haut placées, comme Brice Hortefeux et son dérapage en Septembre dernier.
Un dérapage qui non seulement n'a pas été sanctionné, mais qui a en plus été récompensé par l'Union des Patrons Juifs de France.
Les expulsions de sans-papiers qu'on renvoient dans leur pays d'origine, y compris si ce dernier est en guerre, n'arrangent rien.
Début Janvier, Eric Besson annonçait fièrement le nombre de 29000 expulsions en 2009 sur Europe 1, un chiffre supérieur à l'objectif de 27000 fixé par Nicolas Sarkozy : le maitre est certainement très fier de son toutou.
Du côté des forces de l'ordre, les violences et bavures en tous genres ont été fortement présentes en 2009, notamment à cause de l'immunité des forces de l'ordre. En effet, ces dernières sont de plus en plus violentes dans leurs interventions, dans le but d'intimider toute personne voulant se rebeller.
L'immunité tient au fait que si la victime de la bavure tente de porter plainte, les forces de l'ordre devance la victime en portant plainte pour refus d'obtempérer, pour rébellion voire outrage à agent.
Le gouvernement utilise, lui, de plus en plus des spectres fantoches pour justifier sa politique sécuritaire, pour ne pas dire totalitaire.
Ainsi, après les "Al Qaïda" et autres "terroristes afghans des galeries Lafayette", (une affaire qui a fait pchitt...), voici venu le temps des "anarcho-autonomes" tel Julien Coupat, blanchi depuis par la justice.
Nous n'évoquerons pas, bien entendu, le cas des "black-blocks" qui, même s'ils existent, semblent avoir d'étranges connivences avec la police dans bien des manifs, selon un grand nombres de manifestants ayant assisté à des scènes pour le moins étranges...
Ces violences policières sont nombreuses dans les banlieues, ainsi que lors des manifestations, comme le traquenard policier lors d'une manifestation de chômeurs à Rennes en décembre dernier.
La justice n'est pas épargnée non plus par les bavures, l'exemple le plus marquant de cette année fût certainement, comme précédemment évoqué, l'affaire du groupe de Tarnac, même si elle a fini par corriger son erreur (Yes ! She can !).
Sans parler du fait que les conditions de vie en prison ainsi que les gardes à vue sont constamment pointées du doigt par des ONG mais aussi par la cour européenne.
Il y a trois ans, en décembre 2006, Nicolas Sarkozy promettait que s'il était élu président de la république, plus personne ne dormirait dehors au bout de deux ans :
"Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s'en trouvera remis en cause.".
Trois ans plus tard, le constat est affligeant. Le collectif des Morts de la rue annonce 358 sans-abris décédés en France en 2009, il fait certainement plus chaud à l'Élysée que dans les rues françaises...
Le pire, c'est que l'association annonce que ce chiffre risque d'augmenter dans les jours qui viennent, car ces décès sont souvent connus avec retard.
A cause de cette incompétence du gouvernement, les associations, comme souvent font le travail d'un état impuissant ou plutôt désintéressé face à ce drame humain.
Ainsi les enfants de Don Quichotte, fondation Abbé Pierre et autres tentent en vain de faire en sorte que le mensonge de 2006 deviennent enfin réalité, pour qu'un jour, plus personne ne soit obligé de dormir dans la rue en France.
Car l'État n'est pas prêt de faire avancer les choses, en effet, notre président est certainement plus intéressé par les contrats de ventes d'armes ou ceux des avions Rafales de son ami Serge Dassault que par le sort des sans-abris, qui eux, ne rapportent pas d'argent.
S'il est impossible de faire confiance au gouvernement pour régler les injustices sociales, la solution est peut être dans la rue.
Pourtant, l'année dernière, malgré de nombreux mouvements sociaux, manifestations, blocage d'entreprises et séquestrations de patrons, l'État a continué de faire la sourde oreille.
Si le gouvernement a pu se permettre d'ignorer la voix de la rue pendant un an, c'est surtout parce qu'il a une excuse qu'il juge incontestable : la crise.
Mais la crise a eu bon dos cette année, car même si depuis le début de cette crise financière en 2007, les mouvements sociaux ont nettement augmentés, le problème est en réalité bien plus vieux.
Pour ceux qui auraient raté ce chapitre ou qui ne l'auraient tout simplement pas compris, les principales causes de cette crise des "sub-primes" datent de 2002. A l'époque, le gouvernement Américain décide de proposer des crédits hypothécaires aux ménages les plus démunis, et ce, non pas par générosité, mais afin de relancer l'économie Américaine suite notamment aux attentats du 11 Septembre 2001.
Quatre ans plus tard, la hausse des taux d'intérêt de la FED (réserve fédérale américaine) a entrainé une augmentation des taux des crédits immobiliers, une hausse que les banques ont répercutée sur leurs clients.
L'augmentation du taux des crédits immobiliers a également entrainé une chute de la demande. Mais surtout, cela à amener un très grand nombre de ménage à un défaut de paiement : les familles ne pouvaient plus rembourser. Les banques ont saisies les bien immobilier en masse mais, puisque la rareté fait le prix, le nombre d’habitations disponibles sur le marcher fut si grand que les banques vendaient alors des biens ayant perdus une grande partie de leur valeur.
Ces établissements n’ont pas pu récupérer l’argent qu’elles avaient prêté et ont fait faillite.
Les organismes de crédits pratiquant les "sub-primes" ont donc perdu énormément d'argent, ces évènements ont provoqué une réaction en chaîne, notamment à cause de la "titrisation" sur les marchés de capitaux, car certains titres comprenaient des crédits touchés par les défauts de paiement des ménages, les acteurs boursiers ont donc perdu leur confiance envers les banques et les assurances, et ont cessé d'investir, les banques se sont donc retrouvées à cours de liquidités.
Cette réaction en chaine qui a causé la faillite de nombreuses banques Américaines montre bien qu'il ne s'agit pas d'une simple erreur de parcours pour le capitalisme, c'est en fait un système entier qui est à remettre en cause, un système bâti sur du néant, un système qui permet à certains banquiers de spéculer et de perdre des milliards, tout en se goinfrant de bonus plus qu'indécents.
La mondialisation de l'économie n'a fait qu'accentuer les effets de cette crise, rappelons que la devise mondiale est le dollars, et que lorsque le coût du dollar chute, c'est l'économie mondiale qui en pâtit.
Ainsi, notre gouvernement reste sourd aux problèmes des français, et il compte bien continuer sa politique destructrice en profitant de la crise économique comme excuse à tous les drames économiques et sociaux du pays.
Notre gouvernement se dit impuissant : c’est la faute à la crise, à la mondialisation, etc… En réalité, il ne veut rien changer car cela remettrait en cause le capitalisme et risquerait de saborder son grand objectif : la gouvernance mondiale.
Dans ce contexte, combien de mouvements sociaux seront nécessaires cette année pour que l'État daigne tendre l'oreille ? Et de quelle ampleur ?
Quel est le niveau de dégradation économique et social suffisant pour être enfin entendu ?
Car l'année qui vient de s'écouler nous a montré que le gouvernement, a commencer par Nicolas Sarkozy (auteur de la fameuse phrase "Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit.") méprise totalement la souffrance et les plaintes de ses concitoyens.
Il est cependant nécessaire de se faire entendre, bien que pour le moment, personne ne soit là pour écouter.
Un jour peut-être, le peuple, uni, finira lui aussi par ne plus écouter ce qu’on lui dit…
Mais nous ne pourrions pas évoquer les exclus de France sans évoquer les autres.
Voici un extrait des propos de Jean Ziegler recueillis dans un article paru le 14 octobre 2007 sur Internationalnews.fr après interview :
"Chaque jour cent mille personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates.
Toutes les cinq secondes, un enfant en dessous de dix ans meurt de faim. 846 millions de personnes ont été gravement et en permanence sous-alimentées en 2004"
Depuis, on le sait, les choses n’ont fait que s’aggraver : ce n’est plus 846 millions d’êtres humains qui sont sous-alimentés mais plus d’un milliard !
Presque un humain sur six ! Mais cela n’est pas une fatalité, c’est juste que le système dominant, que l’on appelle système capitaliste, ordre mondial ou encore mondialisation, accomplit son dessein, loin de la propagande dont il a su faire preuve pour nous faire croire qu’il était la seule alternative possible, viable, intéressante, intelligente, juste.
En réalité il faut désormais le nommer par son vrai nom : le système totalitaire marchand.
C’est ce monstre qui, grâce à notre consentement (pour ne pas dire notre collaboration active), condamne à mort un humain sur six aujourd’hui, après en avoir déjà tant éliminé…
Le principal argument mis en avant par les officiels est la solution à la faim dans le monde grâce à la meilleure productivité des OGM. Qui dit meilleur rendement dit plus d'aliments. Or comme le confirme Marc Dufumier (titulaire de la Chaire d’agriculture comparée et de développement agricole à l’Institut national agronomique Paris-Grignon) et Jean Ziegler (rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation), nous produisons aujourd'hui de quoi nourrir 9 milliards de personnes ! Et nous avons les capacités potentielles pour en produire pour 12 milliards d'humains (la population mondiale estimée pour 2040 sera de 9 milliards).
Si des êtres humains sont sous-alimentés aujourd'hui, il ne s'agit nullement d'un problème de production, mais seulement d'une mauvaise organisation : le problème n'est ni agricole ni scientifique mais uniquement politique. Ce constat établi, Jean Ziegler a donc raison lorsqu'il affirme que chaque être humain qui meurt de faim aujourd'hui est assassiné !
Question : par qui ? Par les gouvernements qui préfèrent s'occuper des profits de quelques-uns, des multinationales et leurs lobbys qui exercent leurs pressions sur les gouvernements, mais aussi par nous car nous ne voulons pas voir que nos gouvernants ne bougeront pas sans qu'on fasse pression sur eux et qu'on affaiblisse les multinationales.
Les sommités scientifiques ont établis des risques pour les animaux et les êtres humains qui ingèreraient ces produits, alors pourquoi s'en passer ? Avec toutes les pollutions qu'on ingère au quotidien, on risque déjà de mourir lentement d'un cancer. Grâce aux OGM, peut-être qu'on souffrira moins longtemps...
"Parmi les risques que sont susceptibles de présenter les OGM, figurent notamment des risques pour la santé humaine par toxicité ou allergénicité et des risques pour l'environnement comme la déstabilisation de certains écosystèmes.". Ogm.gouv.fr.
De plus, la contagion de parcelles OGM sur des parcelles non OGM montre la propagation de cette technologie. Lorsque l'ensemble du globe sera couvert par cette dernière, plus aucune plante ne se reproduira par elle-même ! Du coup, pour avoir une petite graine à faire germer, chacun d'entre nous devra passer commande à Monsanto. S'il existe un moyen d'accéder à une suprématie totale et de pouvoir instaurer sa dictature, c'est bien de supprimer l'indépendance de ses proies. En l'occurrence, ici, il s'agit de l'indépendance de tous les peuples !
Tout comme pour les OGM, nous ne mesurons pas tous les risques des nanotechnologies, mais nous savons néanmoins d'ores-et-déjà qu'ils sont nombreux. Les avantages potentiels de ces technologies très coûteuses (tant en argent qu'en énergie) valent-ils la peine de transformer le vivant et d'encourir tant de risques.
Nous connaissons aujourd'hui plus de techniques et de technologies que nécessaires : grâce à elles nous pouvons vivre dignement et même avoir du confort. Alors pourquoi toujours vouloir aller plus loin avant même que de maîtriser les risques de nos nouveautés, alors même qu'un humain sur 6 ne mange pas à sa faim.
Quel est notre objectif ? Une planète avec des machines et des technologies toujours plus extraordinaires mais avec plus aucun être vivant ?
C'est totalement absurde, surtout quand on voit qu'en ces temps difficiles pour tant de gens, les multinationales gaspillent notre argent dans des recherches presque abstraites tant elles sont incompréhensibles pour la majorité des gens et tant elles ne répondent pas aux besoins premiers de l'humanité. Certains veulent même aller sur Mars ou encore retourner sur la Lune.
Aller ailleurs pour faire quoi ?
Nous ne sommes même pas capable de vivre ensemble, ici et maintenant, sur Terre.
Des siècles "d'évolution" pour en arriver là...
Lorsque l'intelligence se veut absurde, inhumaine et autodestructrice...
Il faut nous ressaisir rapidement, prendre conscience de cela, et enfin décider de changer notre mode d’organisation.
Non pas par des réformes mais par un retournement du système : ce qu’on appelle couramment "révolution".
Lemonde.fr.
Voilà l’unique solution pour arrêter cette machine à broyer les êtres humains pilotée par une poignée de personnes à la tête des compagnies transcontinentales et des multinationales pour voir plus large. Il semble que plus ils ont d’argent et moins ils sont humains. Bannissons l’argent, éradiquons cette source de tous les malheurs, nous n’avons plus besoin de devises pour progresser. Nous connaissons les techniques et technologies suffisantes pour survivre et vivre dans le confort alors partageons les, sans argent, et redécouvrirons la générosité et la fraternité.
Le paradis n’est pas après, il ne se conjugue pas au futur mais au conditionnel. Il pourrait exister, ici et maintenant, mais il n’apparait pas car il y a l’argent ! Cette nouvelle religion qu’est l’argent s’apparente plus à un diable qu’à un dieu : il perverti tout et tout le monde en offrant le pouvoir !
Et quand on a du pouvoir que fait-on ?
Et bien on l’utilise, on en use et on en abuse ! Et même l’être le plus noble de cœur qui puisse être, s’il est perverti par le pouvoir, usera et abusera de sa suprématie. Le pouvoir ne rend pas fort, il rend fou. Il place son sujet dans un état mental déconnecté de la réalité en lui offrant l’impression qu’il peut s’amuser de la vie et des êtres vivants.
Voyez l’affaire BNP Paribas qui ressurgit aujourd’hui dans les rares médias qui sont suffisamment "loin du pouvoir" pour être indépendants et dire ce genre de choses.
Voyez ce gouvernement qui n’écoute pas son peuple et ces privilégiés des centre-ville qui laissent mourir dans le froid ceux qui ont eu moins de chance dans la vie, sans broncher, se souciant uniquement de leurs programmes télévisés débiles, abrutissants.
L’argent corrompt, perverti et offre le pouvoir. Le pouvoir, lui, rend fou et inhumain.
Alors quand on vous parle de terroristes, de grippe A, de délinquants dans les cités, ou que sais-je encore, essayez de relativiser. Essayez de remettre en cause ce qui vous est dit. Essayez de vous interroger sur l’identité de ceux qui vous parlent. Et puis, arrêtez de soutenir les gens et les logiques qui sont les vrais terroristes de ce monde ! (terroriste signifie celui qui sème la terreur…).
Arrêtez d’aller voter pour des gens qui se moquent de vous et ne courent qu’après le pouvoir.
Arrêtez de remettre une pièce dans la machine à fracasser de l’humain.
Et essayez de réfléchir sur un monde sans argent ni pouvoir. Vous redécouvrirez peut-être alors, dans cette douce rêverie d’un monde pur et innocent, la chaude sensation aujourd’hui disparue de l’amour. L’amour inconditionnel envers les autres êtres humains, tous les êtres humains, tous les êtres vivants. L’amour en la Terre et tout ce qu’elle porte.
Quand vous redescendrez de ce petit nuage, l’amour disparaitra à nouveau, laissant place à la peur. Chaque passant sera de nouveau un suspect, votre bourreau potentiel, votre ennemi. Vous ne rêverez que d’une chose : retourner dans ce rêve et y rester. Mais puisque la chose sera impossible, vous paniquerez devant ce tableau affligeant, angoissant, d’un monde perverti, fou, lugubre, assassin. C’est alors que dans un instant de lucidité vous comprendrez qu’il faut réaliser ce rêve, qu’il y a urgence même à le réaliser.
Cet instant fixera en vous une toute nouvelle conception des choses, vous "révolutionnera" !
Vous comprendrez alors qu’il faut faire disparaitre l’argent et détruire tous les pouvoirs, que seul le respect de la Terre, des êtres humains et du vivant est important. Le reste est superficiel, illusoire, voire même inutile. Vous comprendrez que seule la réalité compte et que les croyances sont de trop sur cette Terre. Les religions ne seront plus à vos yeux que des textes, écrits par des hommes, racontant des belles histoires ayant permis à certains hommes d’avoir de l’argent et du pouvoir. La solidarité sera désormais votre leitmotiv et vous ne pourrez plus cesser de lutter pour un monde meilleur.
Vous découvrirez, au hasard de votre chemin d’autres personnes, dont certaines apparaitront de façon récurrente. Ni aux mêmes lieux ni aux mêmes moments, ces personnes viendront se joindre à vous dans vos luttes, avec le même espoir d’un monde meilleur et la même énergie pour y parvenir que vous. Ces gens seront souvent vêtus de noir, usant des mots comme peu de gens. Leur langage ne montrera aucune agressivité car il n’entre pas dans la compétition du plus fort ou du plus riche. La saveur de leur discours vous réchauffera le corps avec un petit goût de fraternité et une pointe d’espoir en l’homme. Vous aurez alors trouvé une nouvelle famille, ayant pour nom "anarchistes".
Dans cette famille, vous trouverez facilement une petite place rien que pour vous et personne ne sera là pour vous diriger. Loin du dogme de la famille patriarcale, et loin de tous les dogmes, cette famille s’organise sans hiérarchie, sans chef ni leader. Vous aurez autant d’importance que tous les autres. Vous aurez alors découvert ce que signifie réellement le mot "démocratie".
Mais revenons à l'actualité : Avez-vous entendu parlé de la moindre mesure de "régulation" depuis la crise financière qui nous a frappé récemment (et qui est très loin d’être finie…) ?
Non, aucune. Le G20 qui s’était réuni à cet effet a pris pour principale mesure l’établissement d’une liste de paradis fiscaux.
Comme si nos chers gouvernants ne les connaissaient pas déjà tous !
Non seulement aucune régulation n’a vu le jour mais le système bancaire a continué et accentué ses mauvaises pratiques.
Les banques auraient tort de s’en priver d’ailleurs ,car quoi qu’elles fassent, les états les couvrent (avec notre argent), même si elles perdent plus d’argent qu’elles n’en possèdent réellement sur leurs comptes.
Non seulement les états les couvrent mais en plus elles font des profits comme jamais auparavant.
En ce début d'année 2010, on parle de 285 000 euros de bonus pour les traders Français !
Si on résume : les banques ont créée les bulles qui nous ont menées à la crise, elles n’ont pas écouté les spécialistes qui avertissaient de imminence de la crise, et une fois que la crise eut lieu, les états les ont indemnisées (provisoirement, depuis elles ont rendu l’argent) et ont fait des profits extraordinaires grâce à la crise (taux d’intérêt quasi-nuls sur les prêts des banques centrales).
Il ne faudrait pas s’étonner que certains imaginent qu’elles ont organisé cette crise en collaboration avec les multinationales qui ont trouvé ici le meilleur des prétextes pour "dégraisser" les effectifs et délocaliser : "c’est pas de notre faute ! c’est la crise…".
D’ailleurs il y en a d’autres qui ont trouvé un bon prétexte : nos gouvernants.
Quoi qu’ils fassent de toute façon avant la prochaine élection présidentielle, ils ne se priveront pas de nous targuer du même prétexte : "Pas ma faute ! c’est la crise !".
Du coup ils savent qu’ils peuvent tout se permettre et on voit bien ce que ça donne : des réformes qui profitent toujours aux mêmes, des lois qui affluent en masse pour diminuer notre espace de liberté (la faute à la crise et au terrorisme) et nous faire toujours plus "cracher" la monnaie !
La crise est loin d’être finie et risque de repartir puisque nous n’avons rien fait pour l’éviter.
Mais le plus grand risque n’est pas là ! En effet, comment les occidentaux ont-ils couverts les pertes des banques avec des présumées "caisses vides" ?
Tout simplement en faisant tourner les planches à billets.
Les états ont réinjecté de l’argent en masse qui provenait à la fois d’emprunt (accroissement de la dette), et en réinjectant des billets tout neuf dans les circuits économiques.
Ce qui est particulièrement vrai aux États-Unis.
L’équilibre monétaire était très fragile selon certains experts (Maurice Allais par exemple) mais cette fois-ci une chose est sûre : une crise monétaire majeure nous pend au nez !
En d’autres termes, une vague d’inflation extraordinaire risque de se déclencher très prochainement, avec une ampleur sans précédent.
Dans un contexte de chômage de masse (qui augmente à vitesse "grand V"), de précarité pour une grande partie de la population, de surendettement pour beaucoup de gens, une telle vague d’inflation aura pour effet de finir le travail : affaiblissement du pouvoir d’achat (il n’est déjà pas "folichon"), baisse de la consommation, fermetures de bons nombres d’entreprises, encore plus de chômage, encore plus de précarité, moins de recettes et plus de dépenses pour l’état donc hausse de la dette (et du déficit), reprise de la crise financière dans un krach généralisé, etc…
Certes, dit comme ça le tableau semble un peu noir, mais le risque est grand. Ce n’est pas à coup de "c’est bientôt la fin de la crise" que nos officiels vont nous rassurer, car ils éludent de la sorte un débat qui mérite d’être correctement traité.
Si nous arrivions à une telle situation, ne doutez pas de la réponse de nos gouvernants à la crise sociale qui aura alors éclaté : répression, répression et répression. Dans un contexte pareil il est même probable qu’ils nous envoient l’armée.
Quand on voit les traits "autoritaires" pour ne pas dire "totalitaires" de celui (ou ceux) qui nous dirigent, on peut se demander si, tout comme les banques n’ont rien fait pour empêcher la crise financière malgré les avertissements, nos gouvernants ne font rien pour empêcher la crise sociale pour avoir encore plus de pouvoirs demain : tous les pouvoirs…
Mais cela ne sera possible qui si nous renouvelons des erreurs déjà produites par le passé sans en avoir tiré les conclusions.
Nous avons mis le doigt dans une machine infernale et savons désormais ce qui nous attend, alors réfléchissons !
Car eux ont déjà réfléchi… La répression ne saurait être légitimée que si elle intervient pour stopper la violence.
La solution n’est pas l’insurrection mais la révolte. Pas les armes et/ou les pavés, mais une union des forces et des modes d’actions intelligents.
Alors il est grand temps de nous réveiller !
Comme disait Camus : "L’une des seules positions philosophiques cohérentes est ainsi la révolte !". Qu’attendons nous ? Le déluge ? ça tombe bien il arrive…
Éteignez vos télés avec leurs programmes aliénants, leurs débats truqués et convenus à l’avance, leurs divertissements stériles débilisants, arrêtez d’avoir peur des autres et allez plutôt à leur rencontre, réappropriez vous le débat public, réapprenez a écouter l’autre avec humilité tout en oubliant vos grandes certitudes, redécouvrez la complémentarité dont nous sommes capables si nous arrivons à communiquer et nous organiser par nous-mêmes, oubliez les vieux schémas et les dogmes, oubliez les formes d’organisations hiérarchiques qui mènent toujours à la suprématie de quelques uns sur tous les autres, reformulant ainsi toujours les mêmes erreurs, … et… et vous serez alors devenus anarchistes, ni plus, ni moins. L’anarchie n’est rien d’autre que cela.
Alors l’anarchie comme solution de l’humanité ? Oui, pour nous c’est une évidence car l’anarchie, pris au vrai sens du terme, ce n’est ni plus ni moins que la démocratie : la vraie.
Pour conclure, on peut s'avancer en disant que l'année 2010 sera une année sociale brûlante !
Alors n'oubliez pas que rien ne se gagne sans lutte...
Nous vous souhaitons donc l'anarchie dans vos têtes, l'amour et la fraternité dans vos cœurs et un monde débarrassé de l'argent et du pouvoir !
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G20 : Les anarchistes au rendez-vous
Hier à Pittsburgh se tenait le "sommet" du G20, vous savez l'espèce de réunion des maitres du monde lors de laquelle ils décident de notre sort, un peu comme des enfants à l'école qui regardent une fourmilière en se demandant si ils vont y mettre un coup de pied.
Cette rencontre à bien évidement attiré des contres manifestants, anarchistes pour la plupart, dont le groupe du Pittsburgh G20 Resistance Project (PGRP).
Bien évidement les contres manifestants n'avaient pas le droit de manifester (faut quand même pas déconner !), ce qui ne les à pas empêché de démarrer une manif, qui à été coupée net par la police à coups de lacrymos et de grenades :
"Ils nous ont coincés dans une rue de traverse, dans une zone résidentielle, et ils ont ensuite tiré leurs gaz lacrymogènes, trois grenades", déclare un des manifestants.
S'en est suivi une course dans les rues de Pittsburgh, les policiers grâce à leurs véhicules anti-émeutes et leurs hélicos ont pu maitriser la situation (quel exploit...), 15 manifestants ont été interpellés.
Liberation à pu interviewer Roy, l'un des manifestants :
"La gauche traditionnelle se laisse bercer par Obama, il ne reste pour le moment que nous, les anarchistes, pour descendre dans la rue.
Pour nous, Obama n’est qu’une marionnette. Il est un bon exemple d’homme politique qui n’écoute pas son peuple: il continue à faire la guerre, envoyer des soldats en Afghanistan… Les leaders de ce monde ne savent pas comment vivent les gens, ils n’écoutent pas ce qu’on leur dit".
Ce n'est pas nouveau, les gouvernements américains ont toujours détestés les anarchistes qui sont l'antithèse du capitalisme (souvenez vous de Sacco et Vanzetti), et oui car les anarchistes font peur aux maitres du monde, à ceux qui ont pour seul valeurs l'argent et le pouvoir, mais comme le disait un des manifestants hier sur sa pancarte : "Personne ne gouverne si personne n’obéit".
Source : Liberation.fr
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