Les nanos, c’est pas vert, c’est totalitaire.
Hier soir, dans un amphi de l’ENS (Ecole Normale Supérieure de Lyon) dans le 7ème arrondissement, était censé se tenir le 12ème débat public sur les nanotechnologies.
J'ai eu le plaisir de participer à l'annulation de ce soit-disant débat, à coups de banderoles, de chants et de jets de boulettes en papier (mon dieu quelle violence...), au total, une centaine d'opposants aux nanos étaient présents.
Pourquoi des citoyens lambda ont décidé de faire annuler ce débat ? Je pense que le site Nanomonde.org répondra mieux que moi à cette question :
"C’est après avoir investi dans les nanotechnologies que l’Etat lance, à l’automne 2009, une campagne de communication, avec des réunions publiques dans 20 villes organisées par la Commission nationale du débat public (CNDP). Pourquoi cette opération ? Pour nous faire accepter les nanotechnologies, et éviter notre refus après celui des OGM.
[...]
Quelle autonomie, quelle liberté nous restera-t-il quand le brevetage des atomes, après celui des gènes, aura achevé la privatisation du monde ? Quand la numérisation et l’interconnexion de chaque parcelle de la planète - objet, plante, animal, paysage, humain – nous placera sous surveillance électronique permanente ?
Quelle dignité nous sera-t-il laissé quand, pucés, tracés, profilés, nous serons à notre tour transformés en objets ?
Quelle vie enfin nous restera-t-il dans un monde artificialisé, une techno-nature sous commande, supposée remplacer le milieu saccagé par les précédentes révolutions industrielles ?
Dans les laboratoires se fabrique en ce moment un nouveau monde, le nanomonde. Industriels et ingénieurs jouent aux dictateurs avec notre avenir au nom de la compétition internationale, et tentent de faire passer le tsunami des nanotechnologies pour une solution "écologique" à la menace climatique. Nous ne pouvons pas les laisser faire."
En effet, cette tournée de débats à travers la France demandée par une dizaine de ministères, est en fait une série de conférences, destinées ni plus ni moins a faire accepter les nanotechnologies au grand public par le biais de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public).
Ce débat biaisé a donc été annulé (les experts qui avaient fait le déplacement se sont retirés dans une petite salle pour continuer le débat sur Internet), tandis que Jean-Pierre Chaussade est revenu distraire la salle (il a quand même réussi à parler au micro pendant 45 minutes sans que personne n'entende sa voix), c'est le 4ème débat de la CNDP annulé après ceux de Lille, Grenoble, et Rennes.
Heureusement que les "terroristes", les "saboteurs de débats", les "anti-démocrates" (j'en ai entendu des dizaines d'autres hier soir) sont présents (et majoritaires) pour contrer la propagande des technocrates...
Pour finir, voici la vidéo du débat d'hier soir, tournée par Eric et publiée sur Latelevisionpaysanne.fr :
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Couvre-feu mental
Petit à petit, la dictature fait son nid, tandis qu'hier un ministre (de l'intérieur) dont tout le monde connait les opinions racistes proposait d'instaurer un couvre-feu pour les délinquants mineurs de moins de 13 ans, il semble urgent de se rendre compte de la dérive totalitaire que subit notre pays, chose difficile a voir lorsque la suppression des libertés se fait à petit feu, mais tellement évidente lorsque l'on prend du recul.
Le plus énervant dans l'histoire, c'est que la technique employée est toujours la même, un bourrage de crane fait de chiffres argumentatifs et de peur :
"La part des mineurs a augmenté de près de 5% en un an, pour atteindre 18%, la délinquance des mineurs est de plus en plus violente, avec l'apparition d'armes blanches et d'armes létales", a déclaré Brice Hortefeux pour expliquer l'inexplicable, un véritable modèle de propagande sécuritaire Sarkozyste, il a ensuite ajouté :
"Je suis de plus en plus partisan d'une mesure qui aurait le mérite de la simplicité, de la lisibilité et de l'efficacité: qu'un jeune de moins de 13 ans qui aurait déjà commis un acte de délinquance ait une interdiction de sortie nocturne s'il n'est pas accompagné d'un adulte. C'est donc bien l'idée d'un couvre-feu ciblé sur des mineurs délinquants que je lance ce soir".
Il décida ensuite de porter le coup de grâce :
"Est-il normal qu'un mineur de 12 ou 13 ans qui a déjà commis des délits puisse se promener tout seul, à la nuit tombée ? Cela alimente les bandes, la violence et les trafics de drogue".
Est-il normal de supprimer la liberté d'un gamin sous prétexte qu'il ait enfreins la loi une fois dans sa vie ?
Est-il normal qu'un ministre ayant tenu des propos racistes soit encore en poste ?
Évidemment, je dirait même heureusement, les réactions d'indignation ont été rapides et nombreuses, comme celle de la première secrétaire du PS, Martine Aubry :
"Ce ne sera jamais que le 23e texte sorti par le gouvernement sur la sécurité, nous faisant croire à chaque fois qu'il y avait un problème qu'il suffisait de faire voter une loi pour que ça change.
Ce que je crois, c'est que la sécurité est un problème global, c'est un problème de prévention, un problème de sanctions et un problème de moyens notamment en hommes pour régler les problèmes".
En réalité, il n'y a que Frédéric Lefebvre (quelle surprise...) qui soutienne la proposition du ministre de l'intérieur :
"Que le PS, comme à son habitude fasse l'autruche, de peur de prendre ses responsabilités ce n'est malheureusement que l'habitude.
Chacun sait que des jeunes mineurs sont de plus en plus impliqués dans la délinquance et dans les phénomènes de bandes. Décider qu'un mineur de 12 ou 13 ans, déjà mis en cause dans une affaire de délinquance, soit protégé contre la mauvaise influence des voyous et interdit de sortir le soir, ce n'est que l'application de la simple logique", a déclaré Fredo le cancre (ceux qui auront constaté la répétition dans la première phrase comprennent pourquoi je l'appel le cancre, même si ce n'est pas la seule raison qui m'a fais choisir ce surnom).
Au début de cet article je parlais de la dérive totalitaire que subit notre pays, lorsque je dit ça je ne parle pas uniquement du couvre-feu que veulent instaurer Dupond et Dupont, car depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il y a tellement de mesures affligeantes, de propos inacceptable et de propositions inhumaines et contraires aux libertés individuelles qu'il faudrait la journée pour les énumérer.
Si l'on prend les événements récents, il est très facile de voir qu'on veut nous faire gober des idées et des propositions immondes, mais la encore c'est à petit feu, quotidien, et recouvert d'une peur qui voile la face à beaucoup de gens.
Prenons l'exemple de la "castration chimique", un terme qu'affectionne particulièrement Michel Alliot-Marie mais qui est en fait une erreur, il ne s'agit pas d'une castration étant donné que les effets du traitement anti-libido sont réversibles.
Mais le fait d'utiliser ce terme de "castration", couplé au matraquage médiatique qui a fait croire aux gens qu'un pédophile se cachait dans chaque poubelle de leur village a permis d'introduire une idée encore plus sordide : la castration physique (qui elle n'est pas réversible).
Ce couvre-feu mental qui fait que la plupart des gens ne se révoltent même plus quand on leur parle de castration ou lorsque l'on propose de censurer Internet (officiellement pour lutter contre les réseaux pédophiles, tient encore de la peur !) marche toujours aussi bien, et va certainement s'amplifier et empirer (après tout pourquoi na pas aller plus loin en coupant les mains des voleurs et la tête des opposants politiques ? La frontière est mince...), c'est d'ailleurs une chose que Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal de Paris explique très bien sur son blog, notamment lorsqu'il dit : "Avant de brûler les livres on commence toujours par brûler les mots", une phrase qui selon moi résume tout à fait le chemin qu'on est en train de prendre.
Je vous invite donc à lire son article intitulé "L'extrême-droite comme si vous y étiez".
Source : Nouvelobs.com
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Chez M6, tout est bon dans le pognon

Hier soir, j'ai regardé l'émission "Enquête d'action" sur W9, vous savez cette émission qui nous montre les méchants jeunes de banlieue qui vendent de la drogue et volent les braves gens, tandis que les héros de la police les arrêtent après une investigation de 3 mois, en gros un modèle d'objectivité et de conscience journalistique...
L'émission d'hier était consacrée à la crise du logement et aux Français qui gallèrent et vivent dans des logements précaires, on y voyait des familles avec 2 ou 3 enfants vivant dans une caravane au milieu d'un camping et qui ne trouvent pas de logement décent.
La première chose qui m'a choqué c'est une mère célibataire avec ses 3 enfants, obligés de s'installer dans un mobile-home loué dans un camping pour la modique somme de 600 euros par mois, après 6 mois de recherches les HLM ne lui attribuait toujours pas d'appartement, elle recherchait un Type 4 et la raison invoquée pour le refus était le fait qu'ils n'avaient que des appartements Type 3, et que la loi impose d'avoir au moins un Type 4 lorsque l'on à 3 enfants.
La loi prévoit donc qu'il est préférable pour cette famille de vivre dans un mobile-home (qui prend l'eau lorsqu'il pleut mais bon vue leur situation c'est un détail) plutôt que dans un appartement T3.
Finalement après avoir demandé un rendez-vous en urgence avec le conseiller municipal chargé du logement qu'elle a obtenu 6 mois plus tard, le conseiller lui a annoncé qu'un appartement venait de lui être attribué, alors que son cas aurait dû être traité une semaine plus tard.
Elle à tout de suite compris que la seule raison pour laquelle on lui attribuait cet appartement était le fait que les caméras de M6 la suivaient depuis plusieurs mois, et donc qu'elle serait toujours à la rue sans le reportage, malheureusement les milliers de familles dans la même situation n'ont pas toutes la chance d'avoir une équipe technique qui les suit dans leurs démarches pour trouver un logement...
Mais ce qui m'a vraiment indigné dans ce reportage, c'est un couple qui venait d'emménager à Marseille avec leur enfant, et vivant dans un hôtel plutôt glauque.
Le père qui venait de trouver un travail dans la région et qui était originaire de Belgrade passait tout son temps libre à éplucher les petites annonces dans l'espoir d'y trouver un miracle, on le voit téléphoner aux propriétaires, il est blanc, en sueur, sa panique est réelle (il n'est pas politicien).
Après des jours de recherche, il réussit à trouver un appartement un peu trop cher pour lui vu qu'il gagne le SMIC, le hic, c'est qu'il faut une caution de 1050 euros.
Il rentre chez lui (dans sa chambre d'hôtel), annonce la bonne nouvelle à sa femme qui commence elle aussi à paniquer pour la caution.
Leur seul moyen de la payer serait que le père de la fille leur avance les 1050 euros de caution.
Elle appelle son père qui refuse de leur avancer le montant de la fameuse caution, on voit la femme qui commence à pleurer et à parler de suicide, et son mari qui prend son gosse dans ses bras en se demandant à quoi va ressembler son enfance.
J'aimerais maintenant dire un mot sur cette émission qui date apparemment de 2006.
Hier c'était une des multiples rediffusions, elle à du être diffusée au total entre 8 et 10 fois ces 3 dernières années, en comptant 2 pauses pubs par diffusion, les revenus publicitaires générés par l'émission doivent se chiffrer en centaines de milliers d'euros, voire plus.
Compte tenu du bénéfice obtenu par le groupe M6 (propriétaire de W9) sur ce reportage, pensez-vous que la chaine aurait pu faire don des 1050 euros de caution dont avaient besoin ce couple et leur enfant pour obtenir l'appartement ?
Et bien non, la voie off nous annonce sans aucun scrupule que le couple n'a pas pu payer la caution et qu'ils sont repartis à Belgrade où ils vivent ... dans un camping !
Honteux vous dites ? Je pense que le mot "Scandaleux" conviendrait mieux, en tout cas pour le groupe M6, tout est bon dans le pognon, même la misère des gens...
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La grippe peur-cine
Ce matin j'arrive au boulot pile à l'heure comme l'employé modèle que je suis, et étant quelqu'un de plutôt sociable je commence ma tournée de serrage de mains et de bises.
Soudain je tend ma joue à une collègue qui me dit :
"Non non, maintenant on se fait plus la bise !".
Ayant pris ma douche et m'étant brossé les dents comme tous les matins, je lui demande pourquoi.
"C'est à cause de la grippe porcine, on se fait plus la bise, on va d'ailleurs publier une circulaire".
Je tient à signaler que cette collègue est très sympa mais aussi intelligente, ce qui veut dire que qu'il n'y à pas que les écervelés qui ont peur de cette maladie au point de refuser tout contact physique avec une autre personne.
Cette politique de la peur mise en place par les médias et les gouvernements de tous les pays libéraux n'en est pas à son coup d'essai, on se rappel tous du matraquage médiatique autour de l'insécurité qui à permis à celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom d'arriver au second tour en 2002, et en 2007 on reprend les mêmes et on recommence (avec le petit furieux dans le rôle de Voldemort, enfin bon ils sont quasiment interchangeables ...).
Je ne prétend pas que la grippe porcine soit une pure invention médiatique car malheureusement ce n'est pas le cas, mais de la à entrer dans une sorte de psychose au point de ne plus faire la bise à ses collègues ...
Ça me fait penser à ces magiciens qui ont tous le talent de détourner l'attention des spectateurs :
"Regardez par ici mon joli foulard rouge pendant que de l'autre coté je planque un lapin dans mon chapeau".
C'est un talent que nos chers politiciens affectionnent également :
"Regardez par ici la méchante grippe A qui fait peur au monde entier pendant que de l'autre coté je raye quelques lignes dans ma liste de promesses de campagne"...
Malheureusement, mêmes les mangemorts du MEDEF sont capable de ce genre de supercheries, et si tous les mages noirs s'unissent, qui sera notre Harry Potter ??
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